Allier travail et cadre idyllique — la tendance de la workation — séduit un nombre croissant de professionnels. Toutefois, s’expatrier ou travailler à distance depuis l’étranger ne s’improvise pas : une préparation administrative, fiscale et juridique rigoureuse est indispensable pour éviter les déconvenues.
1. Visas : s’assurer du droit de travailler Le simple statut de touriste n’autorise pas l’exercice d’une activité professionnelle. Face à l’essor des nomades digitaux, de nombreux pays (Grèce, Dubaï, Costa Rica, Île Maurice) proposent désormais des visas spécifiques dont les critères d’attribution varient selon la destination.
2. Fiscalité : éviter la double imposition Travailler depuis l’étranger a des répercussions fiscales majeures pour l’employé comme pour l’employeur. Il convient d’analyser la législation locale et les conventions de double imposition (CDI) — la Suisse en ayant conclu avec plus de 100 pays — afin de déterminer le lieu de rattachement fiscal.
3. Protection sociale : anticiper la couverture et les cotisations Afin d’éviter le paiement de doubles cotisations sociales, des mécanismes comme le détachement existent. Au sein de l’Union européenne, un employé peut télétravailler temporairement (jusqu’à 24 mois) tout en restant rattaché au système suisse, à condition d’obtenir un certificat A1 dès le premier jour.
L’avis de l’expert Chaque situation nécessitant une analyse sur mesure, les entreprises et salariés peuvent s’appuyer sur des organismes spécialisés (comme la FER Genève) ou des plateformes dédiées (à l’image de la start-up Vamoz) pour évaluer les risques juridiques, assurantiels et fiscaux avant tout départ.
